Produire de l'eau potable

 

Enjeux :

Eau potable

Eau potable

Produire de l'eau potable est une opération de plus en plus complexe. D'un côté, des consommateurs de plus en plus exigeants ; de l'autre, des collectivités locales soumises à l'obligation de garantir à leurs consommateurs une sécurité sanitaire optimale de l'eau délivrée, mais aussi une eau incolore, inodore et sans arrière goût ; et au milieu, le législateur, enclin à renforcer la réglementation, notamment dans les domaines des pesticides et des matières organiques, en raison de la mise en évidence de micropolluants à des concentrations croissantes dans les ressources en eau.

C'est pourquoi, produire de l'eau potable oblige à déployer des technologies de plus en plus sophistiquées, mais sans jamais perdre de vue le rapport coût/efficacité. Dans cette optique, une bonne maîtrise des charbons actifs est un atout indéniable, car ils constituent des réactifs très fiables pourvus d'un large spectre d'efficacité vis-à-vis de nombreuses molécules.

Solutions :

Jouer avec l'eau, source de vie

Jouer avec l'eau, source de vie

Une filière classique de potabilisation d'une eau de surface met en général en œuvre deux types de charbons actifs : du charbon actif en grain et du charbon actif en poudre. L'association de ces deux types de charbons au sein de cette même filière de traitement est gage d'une performance épuratoire globale accrue. En effet, le charbon actif en poudre écrête les pics de pollution et, par là même, allonge la durée de vie du charbon actif en grain, ce qui réduit la fréquence de la réactivation et donc les coûts de fonctionnement.

Mais le choix du charbon actif adapté et sa place dans la filière relèvent du cas par cas et doivent notamment intégrer les paramètres de qualité de l'eau brute et la configuration des installations.

En tant que société de Veolia Eau et filiale directe de sa filiale dédiée aux solutions et technologies, PICA bénéficie dans ce domaine d'une expertise unique lui permettant de satisfaire au plus près les attentes de ses clients.

On peut cependant distinguer 3 grands types d'utilisation possibles dans une filière de production d'eau potable :

1. Charbon actif en poudre en phase de prétraitement:

Dés lors que la filière de traitement comporte une étape d'agitation d'une durée au moins égale à 15 minutes et une étape de décantation, le charbon actif peut être introduit dans le bassin correspondant selon des volumes qui varient dans le temps en fonction des caractéristiques de l'eau entrante. Il interviendra souvent après une étape d'ozonation apte à accélérer la biodégradabilité de la matière organique.

Il écrêtera ainsi les pics de pollution et allongera la durée de vie de charbon actif en grain.

L'usine d'eau potable d'Annet sur Marne utilise du charbon actif PICA

L'usine d'eau potable d'Annet sur Marne utilise du charbon actif PICA

Le cas de l'usine d'eau potable d'Annet sur Marne (94) :

Depuis avril 2000, une unité d'injection de charbon actif en poudre PICA a été mise en service. Injecté sous forme de barbotine (mélange eau + charbon) en phase de pré-traitement, il attire à lui les molécules de pesticides, qui, ainsi lestées, se déposent au fond des décanteurs. Ce procédé est particulièrement utile en période de crue, quand les eaux de la Marne recueillent le ruissellement des cultures avoisinantes.

2. Charbon actif en grain dans un filtre classique mono ou bicouche :

Partie intégrante du dispositif de traitement, le charbon actif remplit dans ce cas une fonction durable de rétention mécanique des matières en suspension et d'adsorption de la pollution dissoute.
 
 
 
 

3. Charbon actif en grain dans un filtre biologique :

Dans ce cas, le charbon actif installé dans le bassin biologique favorise la sédentarisation des bactéries de l'eau qui permettent de métaboliser les matières organiques biodégradables. La stabilité biologique de l'eau est garantie, sans risque de formation de sous-produits de chloration sapides et nuisibles. De plus, comme les matières ainsi biodégradées n'entrent pas dans le processus de saturation du charbon, la durée de vie de celui-ci s'en retrouve prolongée.