Dépolluer les effluents domestiques et industriels

 

Enjeux :

Le traitement des effluents issus de la consommation individuelle de quelque 200 litres d'eau potable par jour constitue une préoccupation de premier plan pour des collectivités locales. Ces effluents qui rejoignent les stations d'épuration municipales doivent en effet être dépollués et respecter des normes strictes avant d'être restituées au milieu naturel.

De même, une entreprise industrielle qui s'intègre harmonieusement dans la vie locale est nécessairement concernée par l'impact écologique de son activité et donc par ses rejets, qu'ils soient gazeux ou liquides.

Certes, dépolluer représente un coût. Mais le durcissement de la règlementation et des contrôles donnera sans doute raison à ceux qui le considérèrent comme un investissement et s'attachent dès aujourd'hui à faire les bons choix technologiques, parmi lesquels le charbon actif occupe une place importante.

Acceptés et soutenus localement, ces acteurs économiques pourront alors promouvoir plus largement leur image d'entreprise citoyenne à laquelle, chacun sait, le consommateur final est de plus en plus sensible.
 
 
 

Solutions:

Dépollution des eaux usées municipales

Dépollution des eaux usées municipales

Chaque rejet appelle un traitement spécifique. L'épuration des rejets liquides au sein de stations de traitement dédiées est donc un domaine de prédilection pour des charbons actifs élaborés sur mesure. Certains agiront plus particulièrement sur la couleur ou sur des produits toxiques (produits phénoliques, acides organiques...). Mais une des applications les plus significatives des charbons actifs est le traitement des effluents présentant une charge élevée en produits organiques (DCO). C'est précisément le cas des eaux résiduaires urbaines et de certains effluents liquides industriels (agroalimentaires, pâte à papier...). Il pourra alors être fait usage de charbon actif en poudre ou en grain, en fonction de la qualité de l'effluent et des objectifs de traitement à atteindre.

1. Charbon actif en poudre :

Le charbon actif en poudre injecté dans le bassin à boues activées, permettra un rendement d'élimination plus élevé de la pollution, notamment carbonée, et une meilleure décantabilité des boues. Il sera ensuite récupéré sous forme de boue puis incinéré.

Les charbons actifs en poudre PICA offrent une excellente cinétique et un niveau d'activation élevé propre à éliminer de nombreux polluants.

2. Charbon actif en grain :

L'utilisation d'un charbon actif en grain, installé sous forme de lit filtrant au sein du bassin biologique, consistera à faire percoler l'effluent à travers ce lit filtrant et à mettre ainsi à profit la macroporosité naturelle du matériau. Cette caractéristique des charbons actifs en grain favorise en effet la sédentarisation bactérienne et donc la dégradation des matières organiques contenues dans l'eau, même lorsque la température de celle-ci est basse (inférieure à 10° pendant plusieurs mois). La réduction de la quantité de carbone organique induite réduit, à son tour, les risques de croissance de biofilm dans les réseaux, offrant une meilleure stabilité organique de l'eau traitée.

De plus, les matières organiques biodégradées n'entrant pas dans le processus de saturation du charbon, la durée de vie de celui-ci s'en retrouve augmentée (jusqu'à 8 ans) et la périodicité des changements du charbon diminuée.