Les charbons actifs sont parfaitement adaptés à la mise en œuvre du phénomène de l'adsorption dans la plupart des procédés industriels qui le requièrent. Toutefois, ils ne sont pas les seuls matériaux à présenter une structure poreuse propice à l'adsorption.
On peut notamment citer les argiles et les zéolithes. Les premières ont une structure feuilletée capable de piéger des éléments en solution, mais elles développent une surface interne médiocre. Les secondes sont des minéraux dont la structure cristallographique présente des pores très réguliers et de très faible diamètre. De ce fait, elles ne sont adaptées qu'à quelques applications bien définies. De plus, leur surface interne est plus faible que celle des charbons actifs.
Les pores des charbons actifs ont quant à eux des diamètres pouvant aller, selon les besoins, de 5 Ā à plusieurs centaines d'Ā (un angström Ā = 1010m). Ils sont en nombre tellement important qu'une gamme de charbon actif peut représenter une surface interne allant de 700 à 2500 m2 selon le degré d'activation, soit la surface d'un demi terrain de football.