Traiter les effluents organiques

 

Enjeux :

Mise en bouteilles - traiter les efflluents agroalimentaires

Mise en bouteilles - traiter les efflluents agroalimentaires

Comme toute activité industrielle, la fabrication de produits alimentaires est soumise à des normes strictes quant à ses rejets gazeux et liquides. Or ces derniers sont loin d'être négligeables si l'on tient compte des volumes d'eau utilisés pour nettoyer, rincer ou faire macérer les produits bruts. Une particularité de ces effluents est de présenter une charge élevée en produits organiques (DCO). A cet égard, les charbons actifs ont un rôle clef à remplir au sein des ouvrages de traitement biologique.

Solutions :

Selon la qualité de l'effluent et des objectifs de traitement, un charbon actif en poudre ou en grain sera mis en œuvre.

  • Charbon actif en poudre :

Le charbon actif en poudre injecté dans le bassin à boues activées, permettra un rendement d'élimination plus élevé de la pollution, notamment carbonée, et apportera des performances supérieures lors de la décantation des boues. Il sera ensuite récupéré sous forme de boue puis incinéré.

Les charbons actifs en poudre PICA offrent une excellente cinétique et un niveau d'activation élevé propre à éliminer de nombreux polluants.

  • Charbon actif en grain :

L'utilisation d'un charbon actif en grain, installé sous forme de lit filtrant au sein du bassin biologique, consistera à faire percoler l'effluent à travers ce lit filtrant et à mettre ainsi à profit la macroporosité naturelle du matériau. Cette caractéristique des charbons actifs en grain favorise en effet la sédentarisation bactérienne et donc la dégradation des matières organiques contenues dans l'eau, même lorsque la température de celle-ci est basse (inférieure à 10° pendant plusieurs mois). La réduction de la quantité de carbone organique induite réduit, à son tour, les risques de croissance de biofilm dans les réseaux, offrant une meilleure stabilité organique de l'eau traitée.

De plus, les matières organiques biodégradées n'entrant pas dans le processus de saturation du charbon, la durée de vie de celui-ci s'en retrouve augmentée (jusqu'à 8 ans) et la périodicité des changements du charbon diminuée.